Quand parle-t-on d'alcoolisme?

La dépendance à l’alcool se caractérise par une consommation compulsive et un besoin croissant d’alcool. Comme c’est le cas pour d’autres substances, elle commence souvent par une augmentation progressive de la tolérance où il faut consommer des quantités plus importantes pour ressentir les effets recherchés (euphorie, détente, sociabilité). Progressivement, l’alcool peut devenir une nécessité physique et psychologique.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), environ 5 % des adultes dans le monde souffrent d’un trouble lié à la consommation d’alcool.

Cette addiction s’installe fréquemment lorsque l’alcool devient un moyen privilégié pour gérer le stress, des émotions difficiles, se récompenser ou pour décompresser. Contrairement à l’image stéréotypée de la personne alcoolique qui consomme dès le matin et n’est pas fonctionnelle, la dépendance peut se développer insidieusement, ce qui retarde parfois la consultation.

La dépendance est définie dans les classifications internationales (CIM-11, DSM-5) par plusieurs critères, notamment le désir irrépressible de consommer, la perte de contrôle, le syndrome de sevrage et l’importance croissante donnée à la consommation.

Comment savoir si je suis alcoolique ? 

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Signes et symptômes de la dépendance à l’alcool

Une femme consommant régulièrement de l’alcool

L’intensité et la nature des effets varient selon la quantité consommée, la fréquence, mais aussi des facteurs individuels tel que l’âge, le sexe, le poids, le contexte social, l’état psychologique ainsi que la consommation simultanée avec d’autres substances.

Les signes d’une consommation problématique incluent notamment :

  • Une consommation excessive et régulière d’alcool
  • Préférer l’alcool à la participation à des activités sociales ou des loisirs non liées à la consommation
  • Le besoin de l’alcool pour améliorer l’humeur ou « fonctionner »
  • Le mal-être, l’irritabilité, voire l’anxiété en cas d’abstinence
  • Les troubles de l’humeur, la dépression,l’anxiété, les troubles cognitifs (confusion, mémoire, concentration) ou les mensonges fréquents
  • Les symptômes physiques de sevrage en cas de manque : insomnie, tremblements, nausées, sueurs

La dépendance peut aussi s’accompagner de conséquences sociales graves (isolement, conflits familiaux, difficultés professionnelles) et augmente le risque d’accidents ou de violences.

 

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Les effets de l’alcool sur la santé physique et mentale

L’alcool agit comme un neurodépresseur, ralentissant le système nerveux central. En plus d’entraîner une fatigue, des troubles digestifs, et une apathie, il diminue les capacités intellectuelles, le rythme cardiaque ainsi que la respiration, et peut provoquer des modifications du comportement. En état d’ébriété, il engendre également une baisse de vigilance, des troubles de la coordination et une altération du jugement.

À long terme, une consommation excessive est associée à de nombreuses pathologies :

  • Maladies du foie (cirrhose, stéatose)
  • Troubles cardiovasculaires (hypertension, risques d’infarctus)
  • Troubles digestifs (gastrites, ulcères)
  • Troubles neurologiques (neuropathies, troubles cognitifs)
  • Risque accru de certains cancers (foie, bouche, sein)

Sur le plan mental, un usage abusif augmente le risque de troubles psychiatriques tels que la dépression, l’anxiété, et peut aggraver des troubles préexistants. 

L’alcool modifie aussi la régulation des neurotransmetteurs (GABA, dopamine), ce qui contribue au cercle vicieux de la dépendance et des troubles de l’humeur.

Comment agir face à une addiction à l’alcool ?

Bien que la personne soit souvent consciente de son problème, elle peut minimiser ou avoir de la difficulté à l’accepter et à demander de l’aide. Reconnaître le problème constitue donc une première étape importante vers le rétablissement. 

Voici quelques pistes pour agir :

  • Prendre conscience et évaluer les impacts de l’alcool sur sa santé physique, mentale et ses relations
  • S’entourer des bonnes ressources, des personnes qui nous font du bien et qui nous tirent vers le haut
  • Chercher le soutien d’un ou de plusieurs professionnels spécialisés en dépendance et santé mentale tels que :
  • Participer à des groupes d’entraide pour ne pas rester isolé(e)
  • Développer des stratégies pour anticiper et gérer les situations à risque
Thérapeute animant en ligne un groupe sur la dépendance à l’alcool

Il existe également des programmes intensifs, sur plusieurs semaines ou mois, qui offrent un cadre structurant et un suivi soutenu. Chez SynergiLibre, nous avons développé un programme thérapeutique en dépendance 100 % en ligne. Il permet de bénéficier d’un accompagnement intensif, complet et pluridisciplinaire et constitue une alternative aux cures fermées : en effet, il offre la possibilité aux personnes de rester dans leur environnement de vie et d’avancer à leur rythme vers l’atteinte de leur objectif personnel.

La thérapie de groupe en ligne : un soutien complémentaire dans un parcours d’abstinence ou de modération

La thérapie de groupe offre un espace d’échange et de soutien précieux pour toute personne engagée dans un parcours thérapeutique pour sortir du cycle de la dépendance. Participer à ces séances permet de briser l’isolement, de partager ses expériences avec d’autres en cheminement, et de bénéficier d’une dynamique collective qui renforce la motivation et la résilience.

Cet accompagnement collectif est un excellent complément aux suivis individuels, apportant un cadre sécurisant où s’expriment bienveillance, compréhension et soutien mutuel. Il aide également à développer des outils concrets pour mieux gérer les envies obsédantes (cravings), les émotions et les défis du quotidien.

Chez SynergiLibre, nous proposons des séances de thérapie de groupe en ligne hebdomadaire, animés par un.e intervenant.e en dépendance.

Vous aidez un proche confronté à une dépendance ?

Accompagner un proche avec un problème de dépendance

Accompagner une personne souffrant d’une dépendance ou d’un trouble de santé mentale n’est pas un rôle facile. Inquiétude, culpabilité, colère ou sentiment d’impuissance peuvent progressivement s’installer. Certains proches s’épuisent, s’isolent ou vivent un bouleversement émotionnel profond.

Il est pourtant possible de continuer à soutenir votre proche tout en préservant votre propre équilibre :

  • Écouter sans juger : rester présent·e et valoriser chaque pas, même petit.
  • Fixer des limites claires : préserver vos besoins et votre santé mentale.
  • Encourager à consulter : proposer un soutien professionnel sans imposer.
  • Se faire accompagner soi-même : comprendre les mécanismes en jeu et apprendre à aider sans s’épuiser.

Chez Synergilibre, nos services à distance pour les proches offrent un espace d’écoute et des repères concrets pour mieux accompagner sans se sacrifier.

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