Dépendance aux écrans : DE QUOI PARLE-T-ON?
L’usage des écrans est omniprésent dans nos sociétés hyperconnectées : travail, communication, information, divertissement. Si la majorité des personnes les utilisent de façon fonctionnelle, certaines peuvent perdre progressivement le contrôle de cet usage. On parle alors de dépendance aux écrans, ou de cyberdépendance.
Cette addiction peut concerner différents supports (téléphone, ordinateur, tablette, console de jeu) et types d’usages :
- Réseaux sociaux
- jeux vidéo
- plateformes de streaming
- Séries TV,
- Plus généralement, internet.
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En savoir plusComment s’installe la cyberdépendance ?
L’usage excessif des écrans ne repose généralement pas sur une cause unique. Elle résulte souvent d’un enchaînement de mécanismes psychologiques, d’habitudes sociales et de contextes de vie.
Le besoin de récompense immédiate joue un rôle important : les applications, les jeux et les réseaux sociaux sont pensés pour capter notre attention, générer du plaisir (production de dopamine) et nous donner envie d’y revenir encore et encore. Notifications, likes ou défis à relever sont autant de stimulis qui activent le circuit de la récompense et nous poussent à prolonger le temps passé en ligne.
Pour plusieurs personnes, les écrans deviennent aussi un refuge émotionnel. Ils permettent d’échapper temporairement au stress, à l’ennui ou à des émotions difficiles. Le monde virtuel offre un certain réconfort, surtout lorsqu’il devient plus simple à gérer que la réalité.
L’environnement social a également une influence déterminante. Chez les jeunes notamment, la pression du groupe et la peur de “manquer quelque chose” (ou FOMO – fear of missing out) incitent à rester connectés en permanence. Dans certains contextes familiaux, un manque de repères ou d’encadrement peut accentuer cette tendance.
Enfin, la place des écrans dans notre quotidien complique les choses : travail à distance, études en ligne, loisirs numériques… L’équilibre entre usage fonctionnel et usage excessif devient parfois difficile à maintenir, surtout lorsqu’il n’y a pas de limites claires.
Une addiction de mieux en mieux connue
- 1 Québécois sur 4 se dit préoccupé par son usage des écrans.
- 79 % des jeunes de 16 à 24 ans consultent leur téléphone au moins une fois par 30 minutes¹.
- Le temps d’écran quotidien moyen chez les adultes québécois dépasse les 6 heures².
¹ Source : NETendances, CEFRIO, 2023
² Source : Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)
Reconnaître les signes d’une addiction aux écrans
Comme pour toute forme d’addiction, certains comportements peuvent alerter. Voici une liste de signes qui peuvent indiquer une relation problématique aux écrans :
- L’usage excessif prend le dessus sur les autres activités (physiques, loisirs, sociales, sommeil)
- Détérioration de la concentration ou des performances scolaires / professionnelles
- L’isolement social ou familial
- L’obsession de l’écran au point d’oublier de manger, de bouger
- Les problèmes relationnels
- La perte de la notion du temps devant l’écran
- Le déni de la dépendance
- Le sentiment de vide lorsque l’on n’est pas devant l’écran
- L’irritabilité, l’agressivité, l’impulsivité en cas de non accès aux écrans
- L’abandon des activités que l’on aimait et l’absence d’intérêt pour le reste
- Les problèmes d’hygiène, d’alimentation, de sommeil
- L’apparition de symptômes d’anxiété
- La fuite des responsabilités
Quels sont les effets de la cyberdépendance sur la santé mentale et physique ?
La dépendance aux écrans peut nuire à l’équilibre psychologique, physique et relationnel de la personne concernée, et ce peu importe son âge :
- Santé mentale : anxiété, humeur dépressive, stress, isolement, perte de motivation
- Fonctions cognitives : troubles de l’attention, de la mémoire, baisse de la concentration et de la créativité
- Santé physique : troubles du sommeil, douleurs (nuque, dos, yeux), troubles posturaux, sédentarité
- Relations sociales : conflits familiaux, difficultés à interagir, repli sur soi
- Développement (chez les plus jeunes) : retard de développement, gestion émotionnelle difficile
Sortir de la dépendance aux écrans : par où commencer ?
La première étape pour se défaire d’une dépendance aux écrans repose déjà sur une prise de conscience personnelle : observer ses habitudes, identifier les moments où l’on décroche du réel, remarquer l’impact sur le sommeil, les relations ou l’humeur. Dans certains cas, cette démarche peut suffire à amorcer un changement durable. Mais lorsque l’usage problématique persiste ou qu’il s’accompagne d’autres difficultés (troubles de l’humeur, isolement, mal être, anxiété…), un accompagnement extérieur peut s’avérer nécessaire.
Psychologues, hypnothérapeute, naturopathe, thérapeute en relation d’aide : différents professionnels peuvent vous accompagner dans ce processus, en fonction de vos besoins. Une démarche d’accompagnement permet souvent d’identifier les causes sous-jacentes de l’addiction, de développer de nouvelles stratégies d’adaptation et de retrouver progressivement un équilibre dans son usage des écrans.
Chez Synergilibre, nous proposons des suivis individuels adaptés à chaque situation, en ligne, avec des professionnel·les formé·es aux enjeux des dépendances comportementales.
Notre clinique propose également une cure de 3 mois entièrement en ligne, conçue pour accompagner toute forme de dépendance. Ce programme repose sur une approche intégrative et globale : il allie plusieurs disciplines et combine des séances individuelles, des contenus structurés (vidéos, exercices, réflexions), des pratiques de relaxation hebdomadaires et des groupes thérapeutiques.
Conçu pour s’adapter à votre rythme, ce programme a été pensé comme une alternative accessible aux cures fermées, avec des outils basés sur les données probantes, un suivi personnalisé et un soutien interdisciplinaire. Il peut constituer une option concrète pour toute personne souhaitant amorcer un changement durable.
Vous aidez un proche confronté à une dépendance ?
Accompagner une personne souffrant d’une dépendance ou d’un trouble de santé mentale n’est pas un rôle facile. Inquiétude, culpabilité, colère ou sentiment d’impuissance peuvent progressivement s’installer. Certains proches s’épuisent, s’isolent ou vivent un bouleversement émotionnel profond.
Il est pourtant possible de continuer à soutenir votre proche tout en préservant votre propre équilibre :
- Écouter sans juger : rester présent·e et valoriser chaque pas, même petit.
- Fixer des limites claires : préserver vos besoins et votre santé mentale.
- Encourager à consulter : proposer un soutien professionnel sans imposer.
- Se faire accompagner soi-même : comprendre les mécanismes en jeu et apprendre à aider sans s’épuiser.
Chez Synergilibre, nos services à distance pour les proches offrent un espace d’écoute et des repères concrets pour mieux accompagner sans se sacrifier.


