Dépendance aux écrans : DE QUOI PARLE-T-ON?

L’usage des écrans est omniprésent dans nos sociétés hyperconnectées : travail, communication, information, divertissement. Si la majorité des personnes les utilisent de façon fonctionnelle, certaines peuvent perdre progressivement le contrôle de cet usage. On parle alors de dépendance aux écrans, ou de cyberdépendance.

Cette addiction peut concerner différents supports (téléphone, ordinateur, tablette, console de jeu) et types d’usages : 

  • Réseaux sociaux
  • jeux vidéo
  • plateformes de streaming
  • Séries TV,
  • Plus généralement, internet.

 

Découvrez notre programme en dépendance

Une cure de trois mois 100% en ligne, conçue pour vous accompagner dans votre parcours d’abstinence ou de modération.

En savoir plus

Comment s’installe la cyberdépendance ?

L’usage excessif des écrans ne repose généralement pas sur une cause unique. Elle résulte souvent d’un enchaînement de mécanismes psychologiques, d’habitudes sociales et de contextes de vie.

Le besoin de récompense immédiate joue un rôle important : les applications, les jeux et les réseaux sociaux sont pensés pour capter notre attention, générer du plaisir (production de dopamine) et nous donner envie d’y revenir encore et encore. Notifications, likes ou défis à relever sont autant de stimulis qui activent le circuit de la récompense et nous poussent à prolonger le temps passé en ligne.

Pour plusieurs personnes, les écrans deviennent aussi un refuge émotionnel. Ils permettent d’échapper temporairement au stress, à l’ennui ou à des émotions difficiles. Le monde virtuel offre un certain réconfort, surtout lorsqu’il devient plus simple à gérer que la réalité.

L’environnement social a également une influence déterminante. Chez les jeunes notamment, la pression du groupe et la peur de “manquer quelque chose” (ou FOMO – fear of missing out) incitent à rester connectés en permanence. Dans certains contextes familiaux, un manque de repères ou d’encadrement peut accentuer cette tendance.

Enfin, la place des écrans dans notre quotidien complique les choses : travail à distance, études en ligne, loisirs numériques… L’équilibre entre usage fonctionnel et usage excessif devient parfois difficile à maintenir, surtout lorsqu’il n’y a pas de limites claires.

Une addiction de mieux en mieux connue

  • 1 Québécois sur 4 se dit préoccupé par son usage des écrans.
  • 79 % des jeunes de 16 à 24 ans consultent leur téléphone au moins une fois par 30 minutes¹.
  • Le temps d’écran quotidien moyen chez les adultes québécois dépasse les 6 heures².

¹ Source : NETendances, CEFRIO, 2023
² Source : Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)

Reconnaître les signes d’une addiction aux écrans

  • L’usage excessif prend le dessus sur les autres activités (physiques, loisirs, sociales, sommeil)
  • Détérioration de la concentration ou des performances scolaires / professionnelles
  • L’isolement social ou familial
  • L’obsession de l’écran au point d’oublier de manger, de bouger
  • Les problèmes relationnels
  • La perte de la notion du temps devant l’écran
  • Le déni de la dépendance
  • Le sentiment de vide lorsque l’on n’est pas devant l’écran
  • L’irritabilité, l’agressivité, l’impulsivité en cas de non accès aux écrans
  • L’abandon des activités que l’on aimait et l’absence d’intérêt pour le reste
  • Les problèmes d’hygiène, d’alimentation, de sommeil
  • L’apparition de symptômes d’anxiété
  • La fuite des responsabilités

Que faire face à une dépendance aux écrans?

Puisqu’une dépendance aux écrans peut avoir de multiples sources, il peut être intéressant de commencer par chercher ce qu’on compense par les écrans. En d’autres mots, qu’est-ce qu’on trouve en ligne qu’on a l’impression de ne plus trouver dans le monde « réel » : relations, gratification, stimulation intellectuelle, etc.?

Par la suite, consulter un.e professionnel.le peut être très aidant, que ce soit dans le cadre d’une thérapie ou de groupes d’entraide par exemple. Retrouver un équilibre et (re)trouver des plaisirs dans le monde extérieur aux écrans est un travail progressif qui mérite d’être soutenu pour durer dans le temps.